4 grandes sphères importantes

Au fil des mois, votre enfant fera des progrès dans son développement moteur, intellectuel, affectif et social.

Les enfants ne maîtrisent pas les mêmes habiletés au même âge, mais ils passent par les mêmes étapes pour y arriver. « La séquence des apprentissages est prévisible et va du plus simple au plus complexe. Avant de marcher, par exemple, les enfants rampent, marchent à quatre pattes et se tiennent debout », explique Miriam Beauchamp, directrice du Laboratoire de neuropsychologie développementale ABCs.

Voici une description des quatre domaines de développement :

Le développement moteur

Le développement moteur comprend la motricité globale et la motricité fine.

La motricité globale réfère aux mouvements qui nécessitent l’utilisation des grands muscles pour faire des mouvements, comme ramper, marcher, courir et se tourner. « Mon fils se tient debout en se tenant aux meubles, dit Emanuelle Roy-Paradis, maman de Loïk, 9 mois, et de deux autres enfants, Caleb et Alicia. Il se dandine quand il entend une chanson en espagnol, la langue de ma conjointe. Il est aussi capable de faire quelques pas à l’aide d’un jouet de style trotteur. »

Utiliser les muscles de son cou pour tourner, soulever et tenir sa tête est l’une des premières habiletés qu’un bébé doit maîtriser. Il apprend ensuite à se retourner, à se tenir assis, à ramper, à marcher à quatre pattes, à marcher, à monter les escaliers, à grimper, à sauter, à courir, à se tenir en équilibre sur un pied, à pédaler, etc.

« En grandissant, l’enfant améliore son équilibre, sa coordination et son agilité, indique Miriam Beauchamp. Cela lui permet de faire des mouvements plus difficiles, comme frapper un ballon avec le pied, tout en courant. »

La motricité fine désigne les petits mouvements faits avec les doigts et les mains. « Notre fils Émile, qui a 4 ½ ans, est capable d’attacher une fermeture éclair, disent Sophie Lalancette et Charles Langlois, aussi parents d’un garçon de 6 ans. Il est très habile pour découper. Il s’est même déjà fabriqué un masque. » Toutefois, Émile n’est pas encore capable d’attacher ses lacets, une habileté généralement acquise vers 5 ou 6 ans.

L’enfant fait des mouvements plus précis au fur et à mesure que sa coordination œil-main se développe et qu’il devient capable d’utiliser ses deux mains de façon indépendante : saisir des objets de différentes formes, faire bravo en tapant dans ses mains, montrer du doigt, tourner les pages d’un livre, enfiler des perles, tenir un crayon, dévisser un couvercle, etc.

Le développement intellectuel

Dès sa naissance, un enfant commence à développer ses capacités intellectuelles, comme la pensée, la mémoire, l’attention, le raisonnement et la planification. C’est ce qui lui permet d’acquérir des connaissances, de résoudre des problèmes, d’exercer son jugement et de comprendre ce qui l’entoure. Il développe aussi son langage, un aspect important du développement intellectuel.

Au cours de sa première année, un bébé découvre la relation de cause à effet en faisant des gestes au hasard. « Par exemple, il secoue un hochet qui fait du bruit et il réalise que c’est son action qui entraîne cette réaction, explique Miriam Beauchamp. Il va donc faire exprès de recommencer. C’est le début du raisonnement. » Un peu plus tard, l’enfant comprend que les objets et les personnes existent toujours même s’il ne les voit pas, comme son toutou caché sous une couverture.

Du côté du langage, un bébé commence par gazouiller (« aaaa », « iiii », « oooo »), puis il babille (« bababa », « papapa »). Il se rend compte que les mots ont un sens et il dit ses premiers mots vers 12 mois à 16 mois.

Entre 18 mois et 3 ans, la pensée symbolique apparaît. L’enfant devient capable de se représenter des choses ou des personnes dans sa tête. Il peut résoudre de petits problèmes, comme faire un casse-tête. Il commence à jouer à faire semblant, l’un des jeux favoris d’Alicia, 3 ans, la fille d’Emanuelle Roy-Paradis et de Cécilia Moreno-Rivera. « Elle fait souvent semblant de cuisiner ou de faire des réparations. Et comme elle aime les dinosaures, elle a inventé un dinosaure imaginaire qui fait dodo dans le sous-sol. »

Entre 3 ans et 5 ans, la créativité et les capacités de raisonnement s’améliorent beaucoup. Par exemple, l’enfant peut faire des liens logiques, comme comprendre qu’une petite boîte contient moins de choses qu’une grosse boîte. « Comme je suis enceinte, mon conjoint me surnomme affectueusement “maman baleine”, raconte Alexandra Loembe, maman de Noah, 3 ans. Et l’autre jour, mon fils a fait une association logique en appelant son père “papa baleine”. On a bien ri! »

Le petit garçon comprend aussi mieux les règles. « J’ai appris à Noah l’importance de respecter les feux de signalisation et d’attendre avant de traverser la rue, dit son papa, William Longmene. Maintenant, c’est lui qui me demande d’arrêter au feu avant de traverser! »

Un enfant de 4 ou 5 ans peut tenir une conversation, même s’il fait encore des erreurs. « Les gens comprennent bien mon fils quand il parle, dit Sophie. Mais Émile mélange encore des mots qui désignent le temps, comme hier et demain. »

Le développement affectif

Le développement affectif permet à l’enfant d’apprendre à exprimer, à reconnaître et à maîtriser ses émotions ainsi qu’à décoder celles des autres, explique Miriam Beauchamp. « C’est la base sur laquelle se construiront toutes ses relations futures », dit-elle.

Le développement affectif de votre bébé commence avec l’attachement qui se crée entre lui et vous. Cela lui permet de développer un sentiment de sécurité et de prendre confiance en lui.

Pendant ses premiers mois de vie, il a parfois peur des étrangers. « Lorsqu’on rencontre une nouvelle personne, Loïk va se coller à ma conjointe », dit Emanuelle. Toutefois, cette crainte des inconnus ne dure pas. Grâce à la sécurité affective que ses parents lui apportent, l’enfant s’ouvre peu à peu aux autres. Il manifeste aussi graduellement son besoin d’explorer et son désir d’autonomie. Et il acquiert d’autres qualités, comme la sympathie, la compassion, la résilience et l’affirmation de soi.

Le développement affectif joue un rôle important dans la capacité d’un enfant à mieux se connaître, à avoir des relations harmonieuses avec les autres, à s’affirmer et à réussir à l’école plus tard. Il est donc important d’avoir des interactions avec votre enfant, de lui permettre de faire des choix, de l’aider à gérer ses émotions et de l’aider à comprendre ce que les autres ressentent.

Le développement social

Pour entrer en relation avec les autres et vivre en société, votre enfant doit développer des compétences sociales. C’est ce qui va aider votre enfant à se faire des amis, à s’entendre avec les autres et à fonctionner en équipe. « La plupart des activités de la vie impliquent d’avoir des interactions avec les autres », souligne Miriam Beauchamp.

« La famille est le premier lieu de socialisation, poursuit-elle. Les échanges de regards et de sourires avec ses parents sont les premières interactions de l’enfant. Ensuite, l’enfant améliore ses habiletés sociales au contact d’autres enfants et adultes. »

Mais, partager, attendre son tour, dire des formules de politesse, aider les autres, collaborer, respecter les règles, faire des compromis et régler des conflits, ça ne vient pas tout seul. Ça s’apprend. « Quand les amis de Noah viennent jouer à la maison, c’est encore difficile pour lui de partager certains jouets, constate Alexandra, sa maman. Cependant, je remarque qu’il partage et qu’il coopère davantage avec son amie Emma, qui a un an de plus que lui. Par exemple, lorsqu’ils jouent avec une petite voiture à enfourcher, ils se poussent à tour de rôle. »

Posts à l'affiche
Posts Récents
Archives
Rechercher par Tags
Retrouvez-nous
  • Wix Facebook page
  • Les Poussins du Monde (1)

    6871, Hochelaga, H1N 1Y5
    Montréal, Qc

  • Les Poussins du Monde (B)

    5801, Sherbrooke Est, H1N 1B3
    Montréal, Qc

  • Les Poussins du Monde (3)

    12287 Rolland, Montréal Nord
    H1G 6A1, Montréal, Qc